Washington et Téhéran signent un accord prévoyant la réouverture d’Ormuz et un allègement des sanctions

Les présidents américain et iranien ont signé mercredi 17 juin un protocole d’accord présenté comme immédiatement applicable. Le texte prévoit la réouverture du détroit d’Ormuz et ouvre des négociations sur l’uranium enrichi, en échange d’un allègement des sanctions américaines.

Washington et Téhéran signent un accord prévoyant la réouverture d’Ormuz et un allègement des sanctions
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Les présidents des Etats-Unis et de l’Iran ont signé mercredi 17 juin un protocole d’accord présenté par les deux capitales comme entrant en vigueur immédiatement. Le texte vise à mettre fin à la phase ouverte du conflit entre Washington et Téhéran. Il prévoit la réouverture du détroit d’Ormuz, axe central pour les exportations d’hydrocarbures du Golfe, ainsi qu’un engagement iranien à traiter la question de son stock d’uranium hautement enrichi.

Selon les termes rendus publics par des responsables américains et relayés par l’Associated Press, l’Iran doit au minimum diluer son stock d’uranium enrichi dans le cadre de négociations à venir. En échange, les Etats-Unis doivent lever ou suspendre des sanctions qui frappaient l’économie iranienne, avec un effet immédiat annoncé sur les ventes de pétrole du pays. Le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, cité par l’AP, a indiqué que l’accord avait bien été signé par les deux dirigeants et qu’il entrait en application sans délai.

Le volet maritime reste formulé de manière prudente. Le texte évoque l’ouverture d’un dialogue entre l’Iran, Oman et les autres Etats riverains pour définir l’administration future et les services maritimes dans le détroit d’Ormuz, dans le respect du droit international applicable. Cette séquence doit permettre un retour progressif de la circulation sur une voie stratégique que la guerre avait de fait bloquée ces derniers mois.

L’enjeu économique est immédiat. Le détroit d’Ormuz constitue l’une des principales routes mondiales pour le pétrole et le gaz. Sa fermeture avait alimenté les tensions sur l’approvisionnement énergétique et renchéri les prix des carburants et de plusieurs biens de base. La reprise du trafic et la possibilité pour l’Iran d’exporter son pétrole sans restriction annoncée par Washington sont suivies de près par les marchés et par les Etats importateurs.

Cet accord reste toutefois un cadre initial. Il fixe une trêve et des principes d’exécution, mais renvoie plusieurs points décisifs à des discussions ultérieures, notamment sur la gestion du détroit et sur la transformation du stock nucléaire iranien. Sources :

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