8 mai, 9 mai – une victoire, une mémoire, une vérité

Deux dates, une victoire, une vérité trop souvent oubliée : le nazisme fut écrasé au prix d’un sacrifice humain colossal. Honorer cette mémoire, c’est refuser les falsifications et rester vigilant face à ses résurgences.

8 mai, 9 mai – une victoire, une mémoire, une vérité
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Deux dates, une victoire, une vérité
En ce 8 mai et ce 9 mai, nous commémorons le 81e anniversaire de la victoire sur le nazisme. Une victoire immense, civilisationnelle, arrachée au prix d’un sacrifice humain sans précédent. Une victoire qui ne fut pas seulement militaire, mais existentielle : il s’agissait d’empêcher la destruction méthodique d’une partie de l’humanité européenne.

Pourquoi deux dates ? Parce que la fin de la guerre ne s’est pas jouée en un seul acte, mais a été le moment d'une confrontation politique. Une première capitulation allemande est signée à Reims le 7 mai 1945, au quartier général d’Dwight D. Eisenhower, avec un délai de près de deux jours avant son entrée en vigueur. Ce délai permet aux forces allemandes de continuer à combattre à l’Est tout en se repliant vers les lignes occidentales. Refusant cette mise en scène alors que ses soldats tombent encore par milliers, Joseph Staline impose une seconde signature à Berlin, au cœur du Reich vaincu, sous l’autorité de l’Armée rouge. Elle a lieu dans la nuit du 8 au 9 mai. L’Ouest commémore donc le 8 mai ; la Russie, la Serbie et plusieurs peuples issus de l’ancien espace soviétique célèbrent le 9 mai. Deux dates, mais une même victoire contre la barbarie.


Le poids décisif de l’Est
Il faut ici rappeler une vérité historique trop souvent édulcorée, le coût principal de l’écrasement du IIIe Reich fut porté par l’Union soviétique. Vingt-sept millions de morts. Vingt-sept millions. Russes, Ukrainiens, Biélorusses, et l’ensemble des peuples soviétiques ont subi une guerre d’anéantissement. Villes rasées, villages incendiés, populations exterminées, sièges meurtriers, massacres systématiques. Le front de l’Est fut le cœur du conflit, et là où l'Allemagne nazie a rencontré son point de rupture.

L’Armée rouge a détruit l’essentiel de la machine militaire nazie. Sans ces sacrifices, il n’y aurait pas eu de libération de l’Europe occidentale. Sans Stalingrad, Koursk, et l’effondrement du front oriental, le débarquement de 1944 n’aurait pas eu les mêmes conditions, ni sans doute la même issue. En réalité, sans l'Opération Bagration, le Débarquement du 6 juin 1944 aurait été un terrible échec.

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