Quand Israël pratique la piraterie dans le silence occidental

Israël a intercepté dans les eaux internationales des dizaines de navires de la flottille Sumud à destination de Gaza. Une opération illégale, mais accueillie par le silence embarrassé de la plupart des chancelleries occidentales. Le droit international continue de se disloquer.

Quand Israël pratique la piraterie dans le silence occidental
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La nuit du 29 au 30 avril 2026 marque un tournant inquiétant dans la crise international sans fin autour de Gaza et plus généralement du combat pour le droit des Palestiniens à l'autodétermination. Non pas seulement parce qu’Israël a intercepté, à nouvelle, une flottille humanitaire à destination de Gaza, mais parce que cette fois l'opération a été menée à une distance sans précédent des côtes israéliennes, à plusieurs centaines de milles nautiques de Gaza, et dans les eaux internationales. Le tout dans un silence occidental quasi total. La « Global Sumud Flotilla », composée de dizaines de navires et de centaines de militants venus de nombreux pays, a été prise d’assaut par les forces israéliennes près des côtes de la Crète, avec la discrète collaboration du gouvernement grec [lequel a des accords de coopération militaire très poussés, bien que discrets, avec Israël]. C'est une opération d’une ampleur inédite, et dont la méthode correspond à un acte de piraterie d’État.


Une opération militaire en haute mer
Les éléments qui émergent des témoignages concordants des militants, des journalistes présents et des premiers rapports diplomatiques dessinent le tableau d’une opération particulièrement brutale. Des vedettes rapides israéliennes, appuyées par des drones, auraient encerclé la flottille dans la nuit. Les communications ont été brouillées. Le contact a été perdu avec plusieurs navires au moment où les commandos israéliens ont commencé les abordages.

Selon les organisateurs, plus de 22 bateaux ont été interceptés et 175 militants arrêtés. Certains parlent même d’une flotte de 58 navires initialement engagés dans l’opération. Les activistes auraient été forcés de se mettre à genoux sous la menace des armes avant d’être transférés sur des bâtiments israéliens. Onze navires seraient restés temporairement introuvables après la coupure des communications.

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