Hantavirus 3 morts sur le navire, cas à Singapour, l'UE ne s'inquiète pas

Après plusieurs décès à bord du MV Hondius, l’ECDC juge très faible le risque pour la population européenne. Mais la sortie de 30 passagers à Sainte-Hélène, avant confirmation du virus, met en lumière les failles d’anticipation et de traçage.

Hantavirus 3 morts sur le navire, cas à Singapour, l'UE ne s'inquiète pas
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Le foyer de hantavirus détecté à bord du navire de croisière MV Hondius continue de mobiliser les autorités sanitaires européennes et internationales. Selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, le risque pour la population générale en Europe est à ce stade considéré comme « très faible », notamment parce que les hantavirus ne se transmettent pas facilement d’une personne à l’autre et que des mesures d’isolement et de gestion des cas ont été mises en place à bord. L’ECDC a précisé le 6 mai qu’un expert de la EU Health Task Force avait été déployé pour appuyer l’enquête et préparer l’arrivée du navire en Europe. ([ecdc.europa.eu](https://www.ecdc.europa.eu/en/news-events/suspected-hantavirus-outbreak-cruise-ship-under-investigation-risk-europeans-very-low?utm_source=openai))

Le dossier s’est toutefois alourdi avec les informations communiquées le 7 mai sur les mouvements de passagers avant la confirmation virologique. L’opérateur Oceanwide Expeditions a indiqué que 30 passagers avaient quitté le navire le 24 avril lors d’une escale à Sainte-Hélène. Des sources néerlandaises évoquent pour leur part un total plus élevé, proche de 40 personnes. L’un des enjeux porte sur le fait que ce débarquement est intervenu avant la confirmation en laboratoire d’au moins un cas, annoncée le 2 mai par des tests réalisés en Afrique du Sud sur un patient évacué du navire. Ce décalage de calendrier a obligé plusieurs pays à engager des recherches de contacts a posteriori. ([apnews.com](https://apnews.com/article/9c70878b2ff59d187f1e34c12627cea7?utm_source=openai))

L’Organisation mondiale de la santé a indiqué qu’au moins un cas avait été confirmé le 2 mai, puis qu’un autre cas confirmé s’était ajouté ensuite, tandis que plusieurs personnes présentaient des symptômes compatibles avec l’infection. L’ECDC a recensé 149 personnes à bord, issues de 23 nationalités, dont neuf États membres de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen. Le navire, parti d’Argentine le 1er avril pour une croisière passant notamment par l’Antarctique et l’Atlantique Sud, a depuis vu son itinéraire bouleversé par la crise sanitaire. Trois décès liés au foyer ont été rapportés dans les communications récentes des autorités et des organisations internationales. ([who.int](https://www.who.int/emergencies/disease-outbreak-news/item/2026-DON599?utm_source=openai))

Oceanwide Expeditions affirme désormais que plus personne ne présente de symptômes à bord. L’entreprise a aussi indiqué que les passagers symptomatiques avaient été évacués, alors que le bâtiment faisait route vers les îles Canaries. Les autorités espagnoles préparent l’accueil du navire et une opération d’évacuation à partir du 11 mai, avec enquête épidémiologique et désinfection complète annoncées à l’arrivée. Derrière l’affichage rassurant sur le risque global, ce choix traduit surtout une réalité plus prosaïque : la circulation internationale d’un foyer grave a précédé l’organisation complète de sa surveillance. Dans ce type d’épisode, la faiblesse du risque collectif ne dispense pas d’examiner la chaîne des décisions, surtout quand des passagers ont quitté le bord avant que l’alerte ne soit pleinement structurée. ([europe1.fr](https://www.europe1.fr/international/en-direct-hantavirus-plus-personne-na-de-symptomes-a-bord-selon-le-croisieriste-932294?utm_source=openai))

À Singapour enfin, deux résidents ont été placés à l’isolement dans l’attente des résultats de tests, selon des informations de presse concordantes relayant les autorités locales. Cette mesure illustre l’extension géographique du suivi autour des voyageurs ayant transité par le navire. À ce stade, les autorités sanitaires européennes maintiennent néanmoins leur appréciation : le danger immédiat pour les populations du continent reste limité, à condition que le traçage, l’isolement des cas et la coordination entre États soient effectivement menés jusqu’au bout. ([europe1.fr](https://www.europe1.fr/international/en-direct-hantavirus-plus-personne-na-de-symptomes-a-bord-selon-le-croisieriste-932294?utm_source=openai))

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