Au moins 7.667 migrants ont perdu la vie ou ont été portés disparus sur les routes migratoires mondiales en 2025, selon les dernières données publiées par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), agence rattachée à l’ONU.
L’organisation souligne que ce total ne reflète qu’une partie de la réalité. De nombreux décès ne sont jamais documentés, en raison de l’absence de systèmes de suivi sur certaines routes, de zones difficiles d’accès, de naufrages sans survivants ou encore du manque de moyens consacrés à la collecte des informations.
Les chiffres recensés confirment la persistance d’itinéraires particulièrement dangereux. La Méditerranée demeure l’un des principaux foyers de mortalité migratoire, tandis que la route atlantique vers les îles Canaries continue d’enregistrer de nombreux drames. Plusieurs axes terrestres en Afrique et en Asie figurent également parmi les plus meurtriers.
L’OIM rappelle que les départs sont souvent liés à des conflits armés, des crises politiques, la pauvreté, les effets du changement climatique ou l’absence de perspectives économiques. L’agence plaide régulièrement pour le développement de voies de migration plus sûres et pour un renforcement des dispositifs de secours.
En 2024, un niveau record avait déjà été observé à l’échelle mondiale. Les données de 2025 confirment ainsi la continuité d’une crise humanitaire durable sur les routes migratoires, dont l’ampleur exacte reste difficile à mesurer.