L’Indonésie mettra fin à ses importations de diesel à compter du 1er juillet 2026, selon des déclarations relayées par l’agence d’État Antara News. Cette décision accompagne la mise en place du B50, un carburant intégrant 50 % de biodiesel, contre 40 % actuellement dans le cadre du programme B40.
Le biodiesel utilisé repose principalement sur l’huile de palme, dont l’Indonésie est le premier producteur mondial. L’augmentation de sa part dans le mix énergétique vise à substituer une ressource domestique aux importations de diesel fossile. Les autorités indonésiennes présentent cette évolution comme une étape vers une réduction de la dépendance énergétique extérieure.
Le passage du B40 au B50 s’inscrit dans une politique engagée depuis plusieurs années par Jakarta pour développer les carburants issus de matières premières locales. Le programme de biodiesel, lancé progressivement, a déjà conduit à une hausse continue de la part d’incorporation, avec des objectifs successifs relevés par les autorités.
Selon les déclarations officielles, l’arrêt des importations de diesel repose sur la capacité du pays à couvrir ses besoins via ce nouveau mélange. La mise en œuvre du B50 suppose une mobilisation accrue de la production d’huile de palme et des capacités de transformation associées.
Cette orientation avait déjà été évoquée dans un précédent article de Fréquence Populaire consacré aux enjeux de souveraineté énergétique et aux stratégies nationales en matière de carburants, soulignant le rôle des politiques d’incorporation dans la réduction des importations.

