Des médias affiliés aux Gardiens de la révolution en Iran ont détaillé, à partir de la mi-mai 2026, un projet de redevances sur les câbles sous-marins à fibre optique qui traversent le détroit d’Ormuz. Le dispositif évoqué prévoit des frais de licence, l’obligation de se conformer au droit iranien et un monopole iranien sur la maintenance et la réparation des câbles. Les groupes Google, Meta, Microsoft et Amazon sont cités parmi les entreprises concernées.
Cette initiative ne prend pas, à ce stade, la forme d’une décision publique iranienne formellement publiée avec barème, calendrier d’application et base juridique complète. Elle s’inscrit toutefois dans une séquence plus large de durcissement du contrôle revendiqué par Téhéran sur le détroit d’Ormuz. En avril puis début mai 2026, des canaux officiels ou proches du pouvoir ont aussi affirmé que les navires ne devaient emprunter que des routes approuvées par l’Iran.
Le nœud du dossier est juridique autant que technique. Le régime américain de sanctions contre l’Iran interdit en règle générale aux personnes et entreprises américaines d’effectuer des transactions avec le gouvernement iranien et avec des entités bloquées ou contrôlées par lui. Dans ce cadre, le versement de droits ou de frais à une autorité iranienne exposerait des groupes américains à un risque légal direct, sauf autorisation spécifique de l’Office of Foreign Assets Control du Trésor américain.
Le détroit d’Ormuz concentre une partie sensible des liaisons numériques entre le Golfe, l’Asie, l’Europe et l’Afrique de l’Est. Toute contrainte nouvelle sur les réparations ou sur l’accès aux navires câbliers peut allonger les délais d’intervention en cas d’avarie. Plusieurs articles spécialisés relèvent que la région dispose d’un nombre limité de navires capables d’assurer ces opérations, ce qui accroît la vulnérabilité des réseaux.
A ce stade, aucun des groupes nommés n’a annoncé publiquement l’acceptation d’un tel paiement. L’état exact du projet iranien, son mécanisme d’exécution et sa portée sur les consortiums propriétaires des câbles restent à préciser.
Sources :