Washington durcit l’étau sur Cuba, Hapag-Lloyd et CMA CGM stoppent les réservations

Hapag-Lloyd et CMA CGM ont suspendu les nouvelles réservations à destination et en provenance de Cuba après le décret américain du 1er mai 2026. Le durcissement extraterritorial décidé par Washington commence à désorganiser les liaisons maritimes de l’île.

Washington durcit l’étau sur Cuba, Hapag-Lloyd et CMA CGM stoppent les réservations
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Deux des plus grands transporteurs maritimes de conteneurs au monde ont suspendu leurs nouvelles réservations à destination et en provenance de Cuba. Hapag-Lloyd a annoncé avoir temporairement cessé d’accepter les nouveaux bookings liés à l’île et dit évaluer les conditions d’une éventuelle poursuite de ses services. CMA CGM a, de son côté, indiqué à Reuters qu’il suspendait ses réservations « jusqu’à nouvel ordre ».

Cette décision suit le décret signé par la Maison Blanche le 1er mai 2026, qui élargit les sanctions américaines contre Cuba. Le texte autorise de nouvelles mesures contre des personnes, entités et établissements financiers accusés par Washington de soutenir l’appareil d’État cubain ou de faciliter certaines transactions visées. Le département du Trésor a ensuite relayé ce durcissement dans son dispositif de sanctions, ce qui accroît le risque juridique pour des groupes non américains opérant à l’international.

Le groupe allemand justifie sa décision par des risques de non-conformité liés à ce décret. Le groupe français invoque la même base réglementaire et dit adapter ses opérations aux règles applicables. Le mécanisme est connu : il ne passe pas par un blocus naval, mais par la menace de sanctions secondaires et d’exclusion du marché américain. Ce choix traduit une extension assumée du pouvoir de contrainte de Washington sur des entreprises étrangères.

Pour Cuba, l’effet dépasse le seul secteur maritime. Quand deux armateurs de cette taille se retirent, ce sont les délais, les coûts et l’accès aux approvisionnements qui se dégradent. Une économie déjà frappée par les pénuries d’énergie, de biens importés et de devises se retrouve davantage exposée. Il est permis de s’interroger sur une politique qui prétend viser un gouvernement mais alourdit d’abord les contraintes pesant sur les circuits logistiques et, en bout de chaîne, sur la population.

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