Le syndicat allemand IG Metall a lancé des grèves d’avertissement dans les secteurs de la métallurgie et de l’électronique, après l’expiration de l’obligation de paix sociale qui encadrait les négociations collectives. Le mouvement marque un durcissement du conflit salarial dans l’une des principales branches industrielles du pays.
IG Metall réclame une hausse des salaires de 5 % sur douze mois. Le syndicat demande aussi des garanties sur l’emploi et le maintien des sites industriels. Selon l’organisation, les arrêts de travail doivent concerner plus de 2.000 entreprises d’ici la fin de la semaine.
Le syndicat a rejeté l’offre patronale présentée lors du deuxième cycle de négociations. Les employeurs proposent une prime unique équivalant à 1 % du salaire brut annuel moyen à l’été 2027, puis une augmentation pérenne de 1,3 % à partir de juillet 2028. IG Metall juge cette proposition insuffisante au regard de l’inflation et de la situation des salariés.
Le bras de fer concerne environ 3,7 millions de salariés de l’industrie métallurgique et électrique allemande. Cette branche, centrale pour l’économie du pays, traverse une période de fortes tensions, notamment dans l’automobile et chez les équipementiers, où les restructurations et les inquiétudes sur l’emploi nourrissent la négociation salariale.
Les grèves d’avertissement, fréquentes dans le système social allemand, sont des arrêts de travail de courte durée destinés à accroître la pression avant de nouvelles discussions. Elles interviennent alors que les négociations régionales de branche n’ont pas permis de rapprocher les positions entre IG Metall et les organisations patronales.
Sources :
- « 2026 Collective Bargaining for the Metal and Electrical Industries » — igmetall.de
- « Warnstreiks der IG Metall kurz nach Mitternacht angelaufen » — tagesschau.de
- « Zweite Tarifrunde in der Metall- und Elektroindustrie gestartet » — dgb.de
- « German engineering industry workers begin wage strikes » — live.euronext.com