Le chômage repasse au-dessus de 8 % et enterre la promesse du plein-emploi

Le taux de chômage a atteint 8,1 % au premier trimestre 2026 en France hors Mayotte. La remontée touche aussi les jeunes et les plus de 50 ans. À moins de deux ans de l’échéance, la promesse présidentielle de ramener le chômage à 5 % en 2027 s’éloigne nettement. Un échec net du macronisme.

Le chômage repasse au-dessus de 8 % et enterre la promesse du plein-emploi
Bertrand
0%

Le chômage est remonté à 8,1 % de la population active au premier trimestre 2026 en France hors Mayotte, selon l’Insee. La hausse est de 0,2 point sur trois mois. Le pouvoir avait fait du « plein-emploi » un marqueur politique, mais le pays repasse au-dessus du seuil de 8 %, loin du cap de 5 % fixé pour 2027.

Les jeunes restent les premiers touchés. Le taux de chômage des 15-24 ans atteint 21,1 % au premier trimestre 2026. Chez les 25-49 ans, il s’établit à 7,3 %, et à 5,2 % pour les 50 ans ou plus. L’Insee souligne aussi que, sur le trimestre, la hausse d’ensemble du chômage est alimentée notamment par les jeunes inscrits à France Travail et par les 50 ans ou plus.

L’écart entre la promesse et la situation réelle est désormais massif. Emmanuel Macron avait fait campagne en 2022 sur un objectif de chômage autour de 5 % à la fin du quinquennat. Or la trajectoire se dégrade depuis plusieurs trimestres et l’économie française ne crée plus assez d’emplois pour absorber durablement les entrées sur le marché du travail. Ce choix traduit l’échec d’une politique qui a beaucoup durci les droits des chômeurs sans tenir l’engagement central avancé pour le justifier.

L’Insee rappelait déjà qu’en moyenne sur 2025, le chômage des jeunes atteignait 19,8 %, contre 6,9 % pour les 25-49 ans et 5,0 % pour les 50 ans ou plus. La remontée de 2026 confirme une fracture sociale persistante : l’accès à l’emploi reste plus instable pour les débuts de carrière, tandis que les seniors paient les fins de parcours professionnels, les licenciements et les difficultés de retour à l’embauche. Le « plein-emploi » a servi de communication politique ; il se heurte désormais au mur du réel.

Sources :

Qu'avez-vous pensé de cet article ?

🎧

Version audio

Écoutez cet article en audio pour plus d'accessibilité

Inscription réussie !

Connexion réussie, bon retour !

Merci ! Votre soutien à Fréquence Populaire a bien été enregistré.

Succès ! Vérifiez vos emails pour obtenir votre lien magique.

Vos informations de facturation ont bien été mises à jour.

La mise à jour de votre facturation a échoué.