Plusieurs banques étrangères ont réduit leur réseau en Chine au cours des douze derniers mois, sur fond de faible rentabilité de leurs activités locales. Deutsche Bank a fermé sa succursale de Chongqing en septembre, après celle de Qingdao plus tôt dans l’année, ce qui ne lui laisse plus que quatre agences hors de son siège de Pékin. HSBC Bank China et Standard Chartered China ont aussi fermé chacune une sous-agence à Chongqing sur la période, et HSBC a également fermé une sous-agence à Pékin. Cette évolution a été rapportée par le South China Morning Post, qui y voit un mouvement de repli du réseau physique sans retrait du marché.
Les banques étrangères restent marginales dans le système bancaire chinois. D’après les données officielles publiées par l’Administration nationale de régulation financière, 41 établissements à capitaux étrangers détenaient fin 2025 des actifs de 4.870 milliards de yuans, soit 1,3% du total du secteur bancaire. Parmi les 27 banques étrangères constituées localement, le rendement moyen des fonds propres s’est établi à 1,61% en 2025, un niveau très inférieur au seuil de 10% généralement retenu comme référence de rentabilité dans le secteur.
Dans ce contexte, les groupes étrangers concentrent davantage leurs activités sur les métiers jugés plus rémunérateurs. Le South China Morning Post souligne une réorientation vers la gestion de patrimoine, la numérisation et les services transfrontaliers, au détriment des activités classiques de collecte de dépôts et d’octroi de crédits. Cette stratégie vise les segments de clientèle à plus forte valeur ajoutée, où ces acteurs conservent un avantage comparatif.
Fitch décrit ces fermetures comme une optimisation sélective du réseau plutôt qu’une sortie du marché chinois. L’agence estime que le développement des canaux numériques réduit le besoin de petites implantations physiques et que les banques étrangères devraient poursuivre leur recentrage sur les clientèles et les services les plus rentables.
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