Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé lundi sa démission, indiquant qu’il resterait en poste jusqu’à la désignation de son successeur à la tête du Labour. Cette décision intervient moins de deux ans après le retour du parti travailliste au pouvoir au Royaume-Uni.
Depuis le mois de mai, Keir Starmer faisait face à une contestation croissante dans son camp. Des députés travaillistes avaient publiquement réclamé son départ après de mauvais résultats électoraux locaux, tandis que plusieurs membres du gouvernement avaient quitté leurs fonctions. Le 12 mai, il affirmait encore devant son cabinet qu’il ne partirait pas sans défi formel sur sa direction du parti.
La crise s’est aggravée en juin avec la démission du ministre de la Défense, John Healey. Ce départ a encore affaibli l’exécutif, déjà sous pression sur sa ligne politique et sur sa capacité à stabiliser la majorité travailliste. Dans les jours suivants, plusieurs médias britanniques et européens décrivaient un pouvoir fragilisé et une succession devenue plausible à court terme.
Keir Starmer était arrivé à Downing Street en 2024 après la victoire du Labour aux élections générales. Son accession au pouvoir avait mis fin à quatorze années de gouvernements conservateurs. Son départ ouvre désormais une nouvelle séquence politique à Londres, avec l’organisation attendue d’une course à la direction du Labour dont l’issue déterminera aussi le nom du prochain chef du gouvernement.
Sources :
- ‘I’m not walking away,’ says Starmer despite defence secretary’s exit — theguardian.com
- Starmer tells cabinet he will not quit without leadership challenge — theguardian.com
- Starmer rules out leaving Downing Street despite Labour rebellion — lemonde.fr
- UK defense minister resigns as Keir Starmer fails to define military investment plan — lemonde.fr