SpaceX a franchi en août le seuil des 11 000 satellites Starlink présents en orbite, poursuivant à un rythme soutenu le déploiement de sa constellation de télécommunications. Ce chiffre désigne les appareils encore en orbite et ne correspond pas exactement au nombre de satellites pleinement opérationnels, certains étant encore en phase de mise à poste ou de désorbitation.
Cette progression confirme l'avance prise par l'entreprise américaine dans les constellations en orbite basse. Depuis le début de 2026, SpaceX a ajouté plus d'un millier de satellites à son réseau, grâce à des lancements réguliers de Falcon 9. Starlink constitue ainsi, de très loin, la plus importante constellation satellitaire jamais déployée.
SpaceX prépare parallèlement une nouvelle étape. Le 6 juillet, l'entreprise a déposé auprès de la Federal Communications Commission (FCC) américaine une demande portant sur le lancement et l'exploitation d'une constellation de troisième génération, dite Gen3, pouvant compter jusqu'à 100 000 satellites. Il s'agit à ce stade d'une demande réglementaire et non d'une autorisation accordée pour déployer l'ensemble de cette flotte.
Les caractéristiques annoncées marquent un changement important par rapport aux satellites actuellement utilisés. Les documents réglementaires font état d'une masse sèche pouvant avoisiner deux tonnes par appareil. Les satellites évolueraient notamment sur des orbites très basses, réparties autour de 323 à 327,5 kilomètres et de 473 à 477,5 kilomètres d'altitude.
Cette génération doit également s'appuyer sur de nouvelles capacités de communication, des antennes à réseau phasé, un traitement numérique du signal et des liaisons optiques entre satellites. L'objectif est d'augmenter fortement la capacité globale du réseau tout en multipliant les connexions directes entre appareils en orbite.
La masse et le nombre envisagés placent Starship au centre de la stratégie de déploiement à grande échelle. Le vaisseau lourd réutilisable de SpaceX est conçu pour emporter des charges nettement supérieures à celles du Falcon 9. Le projet Gen3 reste toutefois conditionné aux autorisations réglementaires et à la montée en cadence opérationnelle de Starship.