Emmanuel Macron a annoncé un investissement supplémentaire de 1 milliard d’euros pour la stratégie française sur les technologies quantiques et de 550 millions d’euros pour soutenir le secteur des microélectroniques. L’exécutif cible deux filières au coeur de la compétition industrielle mondiale, des capacités de calcul aux composants électroniques.
Ce choix traduit une priorité donnée à des technologies dont dépendent à la fois la recherche, l’appareil productif et une part croissante de la souveraineté nationale. Le quantique concentre des enjeux de calcul, de capteurs et de cybersécurité. La microélectronique, elle, reste un point de dépendance pour l’industrie, les télécoms, la défense et l’automobile.
En ajoutant des financements publics sur ces segments, le pouvoir cherche à éviter un décrochage face aux Etats-Unis et à l’Asie, qui mobilisent des moyens massifs. Il est permis de s’interroger sur la capacité française à transformer ces annonces en chaînes de production, en emplois qualifiés et en maîtrise industrielle durable plutôt qu’en simple soutien dispersé.
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