Le 9e Congrès mondial contre la peine de mort s’ouvre mardi 30 juin à Paris et se tient jusqu’à jeudi 2 juillet. Organisé par l’ONG Ensemble contre la peine de mort (ECPM), il est placé sous le parrainage de la France, de l’Union européenne et de la Suisse. L’événement est annoncé comme gratuit et ouvert au public. Les premières séances se déroulent à la Maison de la radio, avant un transfert à l’hôtel de Lassay, résidence de la présidente de l’Assemblée nationale.
Les organisateurs attendent plus de 1.500 participants de 100 nationalités. Le chef de l’État, Emmanuel Macron, doit s’y rendre mardi à 16 heures. Parmi les invités figurent Philippe Maurice, dernier condamné à mort français gracié en 1981, et Daniel Gwynn, un Américain resté trente ans dans le couloir de la mort avant d’être innocenté en 2024.
Le congrès s’ouvre alors que des acteurs de la campagne abolitionniste alertent sur une hausse des exécutions dans plusieurs pays. L’ambassadrice française pour les droits de l’homme, Isabelle Lonvis-Rome, évoque une « résurgence des exécutions » utilisées comme instruments de répression politique, de contrôle social ou de réponse à des crises sécuritaires. Elle souligne toutefois que 114 États ont définitivement aboli la peine capitale.
Selon ECPM, la Chine, l’Iran, l’Arabie saoudite et l’Irak sont les quatre États ayant procédé au plus grand nombre d’exécutions en 2024. L’ONG Iran Human Rights et ECPM avancent qu’au moins 1.639 personnes ont été exécutées en Iran en 2025, un niveau présenté comme inédit depuis 1989. Les échanges prévus à Paris doivent aussi porter sur les discriminations liées à la peine capitale, qu’ECPM dit plus fréquentes à l’encontre des étrangers.
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