En 1917, Washington achetait au Danemark les îles Vierges pour barrer la route à l’Allemagne. Aujourd’hui, le Groenland est dans le viseur pour contenir Russie et Chine. Derrière la sécurité invoquée, une constante : l’expansion stratégique américaine.
Tandis que la rue iranienne gronde et que la répression s’intensifie, le régime tient. Non par légitimité, mais face à une opposition éclatée, sans leadership ni stratégie commune. Autopsie d’un paradoxe politique majeur au cœur de la crise iranienne.
L’Union européenne découvre aujourd’hui sa faiblesse face à Washington. Pourtant, cette impuissance n’est ni une surprise ni un accident, elle est le résultat logique d’une construction qui a méthodiquement sacrifié les souverainetés nationales. Une solution, refaire France !
FAFO comme politique étrangère : l’avènement de la doctrine Donroe
Après le Venezuela, Donald Trump impose une doctrine Donroe sans fard : renommages symboliques, menaces ouvertes, intimidation des faibles. FAFO devient la grammaire officielle d’un monde où le rapport de force remplace le droit.
Après l’invasion du Venezuela et l’enlèvement de Nicolás Maduro, il n’est plus possible de parler d’un simple épisode de tension ou d’un accident de politique étrangère. Ce qui se passe est plus profond, plus structurant, et surtout plus assumé. Nous voyons la formalisation progressive d’une nouvelle doctrine américaine, portée personnellement par Donald Trump et désormais appelée, même dans les cercles proches du pouvoir, la doctrine Donroe, contraction de Donald et Monroe. Ce nom n’est pas choisi au hasard : il montre que l’héritage historique ne suffit plus, qu’il faut maintenant le renouveler, le personnaliser, l’incarner. Là où la doctrine Monroe posait un cadre géopolitique, Donroe revendique une domination directe, assumée et presque sans complexe, sur l’hémisphère américain.
Ce changement est important, car il marque l’abandon total de toute tentative de justification morale ou juridique de la puissance. Donroe ne cherche pas à convaincre, mais à imposer. Elle ne s’inscrit pas dans un ordre international, mais dans une logique de territoire, de zone d’influence et de propriété stratégique. L’hémisphère américain n’est plus vu comme un espace à protéger, mais comme un espace à contrôler, même si cela signifie piétiner les souverainetés présentes. Le Venezuela devient alors moins une cible qu’un signal : un avertissement pour tous ceux qui voudraient contester l’ordre imposé.
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En 1917, Washington achetait au Danemark les îles Vierges pour barrer la route à l’Allemagne. Aujourd’hui, le Groenland est dans le viseur pour contenir Russie et Chine. Derrière la sécurité invoquée, une constante : l’expansion stratégique américaine.
Tandis que la rue iranienne gronde et que la répression s’intensifie, le régime tient. Non par légitimité, mais face à une opposition éclatée, sans leadership ni stratégie commune. Autopsie d’un paradoxe politique majeur au cœur de la crise iranienne.
L’Union européenne découvre aujourd’hui sa faiblesse face à Washington. Pourtant, cette impuissance n’est ni une surprise ni un accident, elle est le résultat logique d’une construction qui a méthodiquement sacrifié les souverainetés nationales. Une solution, refaire France !
Un document militaire oublié rappelle que l’intérêt américain pour le Groenland ne date ni de Trump ni des rivalités récentes, mais d’une doctrine stratégique élaborée dès l’après-guerre. Le Groenland s’impose très tôt comme un territoire non négociable de leur sécurité.
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