La Chine frappe 40 entités japonaises liées à la défense de nouvelles restrictions à l’exportation

La Chine a placé le 29 juin 20 entités japonaises, dont l’Institut national d’études de défense et des filiales de Mitsubishi, sur sa liste de contrôle des exportations, et 20 autres sous surveillance renforcée, accentuant la pression sur Tokyo.

La Chine frappe 40 entités japonaises liées à la défense de nouvelles restrictions à l’exportation
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La Chine a annoncé le 29 juin l’inscription de 20 entités japonaises sur sa liste de contrôle des exportations de biens à double usage et le placement de 20 autres sur une liste de surveillance soumise à des examens renforcés. Le ministère chinois du Commerce précise que ces mesures entrent en vigueur immédiatement.

Parmi les 20 entités inscrites sur la liste de contrôle figurent l’Institut national d’études de défense du Japon, le Ground Systems Research Center, le Naval Systems Research Center et l’Air Systems Research Center. Pékin y ajoute aussi plusieurs sociétés du groupe Mitsubishi, dont Mitsubishi Electric Defense and Space Technologies, Mitsubishi Electric Software, Mitsubishi Electric Engineering, Mitsubishi Precision et MHI Oceanics.

Pour ces 20 entités, les exportateurs ne peuvent plus fournir de biens à double usage depuis la Chine, ni les transférer depuis l’étranger s’ils sont d’origine chinoise. Le ministère chinois du Commerce prévoit une possibilité de demande dérogatoire, mais les opérations en cours doivent être interrompues.

La seconde liste vise 20 autres entités japonaises, parmi lesquelles Mitsui E&S, Terra Drone, Mitsubishi Nuclear Fuel, Japan Nuclear Fuel et plusieurs sociétés du groupe OKI. Pékin justifie ce placement par l’impossibilité, selon lui, de vérifier l’utilisateur final et l’usage final des biens concernés. Les demandes de licence les concernant seront soumises à une évaluation des risques et à un examen sans délai légal plafonné.

Le ministère chinois du Commerce indique en outre qu’aucune exportation ne sera approuvée lorsqu’elle implique des utilisateurs militaires japonais, des usages militaires ou d’autres usages susceptibles, selon Pékin, de renforcer les capacités militaires du Japon. Cette décision prolonge un durcissement déjà annoncé le 6 janvier 2026, date à laquelle la Chine avait interdit l’exportation de tous les biens à double usage vers les utilisateurs et usages militaires japonais.

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