En Europe, la poussée des marques chinoises accentue la pression sur Renault, Stellantis et Volkswagen

Les groupes automobiles chinois accélèrent leur pénétration du marché européen. Entre janvier et mai, SAIC, BYD, Geely, Chery et Leapmotor portent leur part cumulée à près de 12% du marché, pendant que Renault, Stellantis et Volkswagen reculent en immatriculations comme en Bourse.

En Europe, la poussée des marques chinoises accentue la pression sur Renault, Stellantis et Volkswagen
(c) 2022 Avigator Fortuner/Shutterstock. No use without permission.P
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La progression des constructeurs automobiles chinois se confirme en Europe et frappe désormais le cœur du marché de masse. Les données publiées par l’Association des constructeurs européens d’automobiles montrent qu’en mai SAIC, BYD, Geely, Chery et Leapmotor ont renforcé leur présence, avec des hausses très marquées pour plusieurs groupes chinois sur un an. BYD a plus que doublé ses immatriculations en mai, Chery a bondi de plus de 230% et Leapmotor de plus de 440%, tandis que Geely a progressé de près de 10%.

Cette poussée se lit aussi dans les volumes cumulés. Entre janvier et mai 2026, SAIC, BYD, Geely, Chery et Leapmotor totalisent ensemble un peu plus de 420.000 immatriculations dans l’Union européenne, soit environ 11,2% du marché sur cette période. Le mouvement reste inégal selon les groupes, mais la tendance est nette : BYD progresse de près de 159% sur cinq mois, Chery de plus de 265% et Leapmotor de plus de 530%, pendant que SAIC recule encore et que Geely avance plus modestement.

En face, les grands groupes européens généralistes reculent en mai. Volkswagen a immatriculé 254.011 véhicules, en baisse de 3,6% sur un an. Stellantis a cédé 2,6%, à 146.381 unités. Renault Group a reculé de 1,3%, à 100.507 unités. Ces chiffres confirment que les groupes les plus exposés sont ceux qui occupent le segment populaire, là où la bataille des prix, de l’électrique et de l’équipement se durcit le plus vite.

Le rapport de force change parce que les marques chinoises ne se cantonnent plus à une percée marginale. Elles s’installent dans les gammes accessibles, là où se joue une part décisive de la mobilité des ménages. Pour les constructeurs européens, le risque n’est pas seulement commercial. Il touche l’emploi industriel, la sous-traitance et la capacité à maintenir une production ancrée en Europe plutôt qu’une dépendance accrue à des chaînes de valeur extérieures.

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